Conventions citadelle : améliorons-les !


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Contrairement à ce que le Maire a voulu retenir, la démarche de Blaye passionnément pour améliorer les conventions d’occupation des casernements de la citadelle est tout sauf une démarche d’obstruction. C’est franchement dommageable pour Blaye que le débat public soit traité de la sorte.

Ce que nous souhaitons, c’est que des conventions qui engagent la Ville et la gestion de la citadelle pour des durées allant jusqu’à cinquante ans soient prises selon des modalités les plus solides et les plus réfléchies possible. Ce qui n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui.

Notre proposition n’a qu’un but : les améliorer.

La solution que nous proposons est parfaitement faisable, praticable. Elle aurait trois conséquences principales :

  1. Elle permettrait que soit trouvé un partenariat plus équilibré entre le public et le privé. Au lieu de confier aux occupants des casernements à la fois les aménagements intérieurs nécessaires à leur activité et la reconstruction des toitures en redans, nous demandons que les occupants ne s’occupent que des aménagements nécessaires à leurs activités et que la Ville réalise elle-même la reconstruction des toitures. Nous demandons aussi que la faisabilité des projets économiques présentés par les occupants soient mieux étudiés avant de leur attribuer un casernement.
  2. La modification qu’elle apporterait serait neutre au plan financier, tant pour la Ville que pour les occupants. Dans la formule voulue par la municipalité, la Ville n’engage pas de dépenses, mais elle touche des redevances basses (500 € par an et par module de casernement). Nous proposons qu’elle prenne en charge la reconstruction des toitures (environ 10 000 € de coût net par module de casernement, après subvention de l’Etat, selon l’estimation réalisée par la Ville) mais qu’elle augmente en compensation le montant de la redevance (qui pourrait par exemple être portée à 1 000 € par an et par module de casernement.) Sur 20 ans, l’opération est ainsi neutre, tant pour la Ville que pour les occupants.
  3. L’intérêt général serait mieux pris en compte. D’une part, conduits par la Ville, les travaux de reconstruction des toitures seront réalisés de manière plus harmonieuse que si on en confie la responsabilité à chacun des occupants. D’autre part, au regard d’une récente évolution du droit concernant les autorisations d’occupation du domaine public, la formule que nous proposons est plus solide d’un point de vue juridique que celle actuellement retenue par la municipalité. Enfin, sur la durée, la Ville conserve une meilleure maîtrise du devenir des casernements, qui est un patrimoine public.

A toutes fins utiles, vous pouvez télécharger ici la fiche dans laquelle nous reprenons l’ensemble de ces arguments.