Un billet d’indignation


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Contrairement à l’habitude, j’écris ce billet à la première personne, en mon nom, Luc Trias, Président de Blaye passionnément. Parce que je veux y exprimer mon indignation.

Ce mardi soir 13 septembre, au conseil municipal, les élus du groupe Blaye passionnément ont visiblement dit quelque chose qu’il ne fallait pas dire. Ils ont osé pointer le fait que, à leurs yeux, la délibération et la convention qui autoriseraient Norbert Fradin à s’engager dans le projet de Musée de la mer et de l’estuaire de Blaye présentaient une illégalité. Ils ont passé le reste de la soirée à se faire agonir par le Maire et sa majorité de tous les noms d’oiseaux : destructeurs, saboteurs, catastrophe… et à se voir accusés de n’être animés que par de sombres arrières-pensées politiciennes et de travailler contre l’intérêt des Blayais.

Surprenant quand même que le premier réflexe du Maire, lorsqu’on lui explique qu’une délibération serait illégale, soit non pas de discuter cette possible illégalité et de chercher le moyen d’y remédier, mais d’attaquer la sincérité de ceux qui ont eu l’outrecuidance de lire attentivement les documents qu’on leur demande de voter.

Nous allons avoir l’occasion, dans les jours et les semaines qui viennent, de revenir en détail sur tous les aspects de ce dossier. Mais une chose doit être claire d’emblée : contrairement à ce qui a été dit mardi soir, et qui va sans doute être répété à l’envi, en pointant cette possible illégalité, les élus de Blaye passionnément ont fait acte de responsabilité citoyenne et ont servi les intérêts de Blaye et des Blayais. Merci à Louis Cavaleiro, qui a porté la voix du groupe. Merci à Marie-Ange Landais, Thierry Bodin et Véronique Maréchal qui étaient à ses côtés et l’ont soutenu. Merci à Nadine Quéral, absente ce soir-là, mais solidaire du groupe.

Oui, le projet de Norbert Fradin peut être un plus pour la citadelle et pour Blaye. Mais la première condition d’une réussite durable, c’est que les choses soient faites dans les règles. La convention engage la Ville de Blaye pour 70 ans et concerne trois des ensembles immobiliers majeurs de la citadelle (Le pavillon de la place, la porte de Liverneuf, la porte royale). Et on pourrait admettre que cela se fasse sur une base chancelante ? Non.

Il y a un problème avec cette délibération et cette convention. Mais ce problème peut être réglé, en apportant toutes les précisions nécessaires. C’est la responsabilité de toutes celles et tous ceux qui ont pour souci premier l’intérêt de Blaye que de les apporter.