A la recherche de la solution juste


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Sur le dossier du futur Musée de la mer et de l’estuaire, nous avons déjà dit nos interrogations. Nous avons aussi pointé ce qui nous semble constituer une illégalité dans la convention qui lie (pour 70 ans) la Ville de Blaye et la société spécifiquement créée par Norbert Fradin.

Mais nous avons aussi à prendre en compte que la convention a été signée et que le projet est engagé. Il revient à toutes les parties intéressées dans ce dossier de faire un effort pour trouver la solution la plus juste : une solution qui règle la question de la légalité et apporte des garanties en terme d’intérêt public sur toute la durée de la convention, mais qui ne perturbe pas le bon déroulement du projet.

C’est tout le sens de la proposition que nous avons faite à la municipalité cette semaine, via un courrier dont vous pouvez trouver copie ici.

Elle consiste à ajouter un seul et unique article en fin de convention, qui aurait pour objet :

– D’une part, d’énoncer la condition à laquelle l’économie globale du projet doit répondre pour justifier le niveau extrêmement bas de la redevance : soit le caractère d’intérêt public et a priori non rentable de l’activité musée.

– D’autre part, de donner à la Ville de Blaye le moyen de vérifier que cette condition est effectivement remplie : en demandant la transmission par la société de ses comptes annuels (ce qui est déjà demandé à tous les autres bénéficiaires de convention d’occupation au sein de la citadelle).

– Enfin, d’instaurer un temps de rencontre, tous les trois ans, entre la Ville et la société pour faire le point sur l’adéquation entre le projet spécifique du Musée de la mer et de l’estuaire et le projet global de développement de la citadelle.

Pour peu que la Ville et Norbert Fradin l’acceptent, cet article additionnel pourrait faire l’objet d’un simple avenant à la convention. Nous nous plaçons dans une position de dialogue et sommes prêts à discuter, tant avec la municipalité qu’avec Norbert Fradin, sur la formulation exacte de ces dispositions. Car c’est toujours par la discussion qu’apparaissent les solutions les plus justes.