Pour un débat public contradictoire et régulé


Un débat public sur le dossier de l’Office de Tourisme est indispensable. Nous comprenons que, devant le refus opposé par Denis Baldès de répondre à cette demande, formulée tant par nous-mêmes (Blaye Passionnément) que par l’association Le BAR (Blayais Adultes et Responsables), celle-ci ait décidé d’organiser sa propre réunion publique, ce mardi 4 décembre. Nous regrettons que la valse hésitation autour de la mise à disposition d’une salle du Zoétrope ait finalement conduit à la fermeture du cinéma pour cette soirée. Il conviendra de préciser les règles de mise à disposition de ces salles pour que les décisions prises à l’avenir ne puissent apparaître comme arbitraires.

Nous restons convaincus que, dans un dossier comme celui de l’Office du Tourisme, au regard tant de son coût que de son impact architectural et patrimonial, un débat public ouvert et contradictoire s’impose. Quel que soit le nombre des élus qui ont voté en sa faveur, il ne peut être fait comme si les oppositions qui se sont manifestées étaient marginales, comme si les questions qui sont posées ne méritaient pas réponse. La légitimité d’une décision publique ne tient pas qu’au vote des élus, elle dépend aussi de la qualité du débat sur laquelle elle s’est construit.

Nous voulons bien prendre en compte les objections qu’exprime le Maire de Blaye et Président de la Communauté de communes pour ne pas organiser cet indispensable débat. Il craindrait qu’il soit vampirisé par les prises de parole des opposants. Il y a une manière très simple d’éviter ce risque : il suffit que les condiutions de déroulement du débat soient suffisamment claires et justes pour qu’il permette l’expression de tous les points de vue, de manière à ce que la réunion ne vire ni à un simple exercice de communication, ni à un pugilat.

Il est légitime, bien sûr, qu’il soit placé sous l’autorité du Président de la Communauté de communes. Mais les temps de parole doivent être définis au préalabale, dans la négociation : un temps pour présenter les objectifs du projet, un autre pour présenter le projet architectural, un temps pour que les associations qui ont manifesté publiquement leur opposition s’expriment, un temps pour les questions de la salle… Et l’engagement de chacun à s’exprimer dans un langage et avec un ton respectueux.

Un débat ainsi organisé permettrait à chacun, défenseur comme opposant au projet, mais surtout tout(e)s celles et ceux qui ne se situent fermement dans un aucun camp, de faire progresser sa réflexion, de consolider ou de réviser son point de vue.

Nous sommes prêts à dialoguer, s’il le souhaite, avec Denis Baldès pour définir ensemble les règles précises d’un tel débat public. L’association Le BAR doit bien sûr être elle aussi, si elle le souhaite, associée à ce travail préparatoire.

Nous adresserons dans les prochains jours à l’un et à l’autre un courrier pour confirmer et préciser cette proposition.